Cette élection présidentielle hors normes a poussé beaucoup de Français à s’intéresser à la politique, beaucoup plus, en tout cas, qu’ils n’avaient l’habitude de le faire.

Facebook est devenu le lieu de toutes les controverses, et de tous les excès.

Pour un néophyte comme moi, la plus grande surprise a été de voir avec quelle facilité des personnes que l’on aurait pu croire raisonnables, passaient sans gêne aucune à l’invective puis à l’insulte. Et cela de façon répétée.

Je m’étonne d’autre chose depuis la victoire incontestable de M. Macron. Les mêmes qui l’ont porté aux nues avant le scrutin et se sont réjouis bruyamment — et c’est bien leur droit — à sa victoire, enchaînent aujourd’hui les commentaires haineux et les insultes à l’égard des perdants, qui ont l’outrecuidance d’être encore vivants et de vouloir être candidats aux élections législatives.

Est-ce à dire que leur victoire ne compte pour rien? Que la peur qu’ils avaient eue hier de ne pas gagner, et qui les rendaient mauvais, renaît aujourd’hui dans la peur qu’ils ont de ne pas gagner encore et suffisamment à leurs yeux au prochain scrutin? Eux qui prêchent la tolérance, l’ouverture et l’esprit d’initiative ne seront-ils satisfaits que si la prochaine Assemblée nationale est monocolore? Ils prétendent aimer une France diverse et dénoncent la tentation du repli: les voilà qui voudraient transformer le Parlement en bunker.

Je crains qu’ils ne confirment ainsi, jour après jour, les craintes de ceux qui s’étaient tenus loin de ce genre de débat : la politique est un sport sale pratiqué par des gens pas propres.

Si tel était le cas, beaucoup de nouveaux venus reprendraient du recul par rapport à la politique; ce que les partisans du « laissez-nous-nous-égorger-entre-nous » trouveront confortable. Ce qui fera un peu plus de mal à la France.

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