L’Anglais, langue française

Je ne me lasse de relire, par bribes, l’excellent Alain Borer dans son « De quel amour blessé, réflexions sur la langue française ». Le chapitre sur ce que la langue anglaise doit au Français est surprenant et, disons-le, requinquant. Un extrait :

« L’oubli volontaire et collectif du passé constitue bien des peuples, à travers d’immenses accrocs. Ainsi entend-on ces phrases-là, aux États-Unis d’Amérique (relevées par dizaines, telles qu’elles, en dix ans de séjour…): « How do you say torrid in French? », « Do you have a word in French to say flegmatic ?”, “Do you know what demand means ? », « In English we say : euphemism, and you in French?”, “We say retire, pension, depart, and you ?”, etc, etc. Appelant, pour toute réponse la billevesée attribuée à George debeuliou Bush: « The problem with the French is that they don’t have a word for entrepreneur.

Cela constitue un symptôme. [..] Le symptôme anglo-saxon, c’est que qu’une société capable de parler 37000 mots français sans le vouloir le savoir. Pour dire « Let’s stop pretending that French is an important language” le New Republic (du 2 février 2014) doit quand même utiliser quatre mots français sur cinq. »

Le plus grand nombre des Anglo-Saxons ignore qu’ils parlent 63% de mots français, sans oublier la dette grammaticale, la relation Sujet-Verbe-Prédicat, qui s’est substitué à la grammaire germanique.

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